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Torrents

Lorsque vous vous lancer à le recherche d’un fichier sur internet, il peut arriver que vous soyez
amenés à utiliser les services d’un torrent. Dans le principe, tout le monde connaît torrent et son
type de fonctionnement. Dans le détail, c’est parfois plus complexe. En effet, vous devez faire avec
des termes « barbares » à chaque fois, et notamment un ; le tracker. Si ce dernier est indispensable
au bon fonctionnement de votre échange, savez-vous qui il est et à quoi il sert ?

Qu’est qu’un tracker ?

Un tracker n’est rien d’autre qu’un serveur, particulier. Son objectif est d’aider à la communication
entre les différents utilisateurs du service, que l’on appelle des pairs. Rappelons que les échanges de
fichiers sur torrent se font de pair à pair ou « peer to peer ». Pour faciliter cette prise de contact, le
tracker utilise dont un protocole défini, selon le type de torrent.
Sur le principe, c’est votre client torrent (le logiciel de partage torrent que vous utilisez) qui va faire
une demande sur le fichier souhaité. Tous les pairs qui possèdent une partie du fichier demandé
seront donc sollicités. Ces parties de fichiers seront reçues dans votre client, qui les rassemblera
ensuite pour donner le fichier complet. Le rôle du tracker est donc de conserver la trace de l’adresse
où se trouvent toutes les parties de fichier. Et non seulement cela, mais il observe également la
disponibilité de ces derniers.
Sans tracker, le téléchargement du fichier ne peut donc pas démarrer. Le tracker est indispensable au
bon fonctionnement de la procédure d’échange en pair à pair. Les clients discutent donc en
permanence avec le tracker, pour trouver d’autres pairs, pour accélérer le transfert du fichier
demandé et pour fournir toutes les statistiques de performance du réseau. Dans ces protocoles
d’échanges, vous trouverez donc des trackers publics, utilisables par tous et des trackers privés.

Quelle est la différence entre un tracker public et un tracker privé ?

La différence est très ténue, et ne diffère que sur l’inscription au réseau. En somme, un tracker
public, ou ouvert, ne demande aucune confirmation d’inscription quelconque. Tout le monde peut
les utiliser quand bon lui semble. Il suffit de rajouter l’adresse du tracker à un torrent en cours
d’utilisation ou à un nouveau torrent. OpenBitTorrent est l’un d’eux.
Un tracker privé, par contre, demande une inscription sur le site. Pour faire court, il s’agit souvent
d’une invitation. Ce sont les membres du réseau, ou du site, qui vous invitent à les rejoindre dans
leur communauté, pour plus de partages et d’échanges. Ce sont donc ces membres qui accordent
une autorisation au nouvel arrivant.

Quelle fiabilité pour les trackers ?

Le gros problème d’un essaim torrent vient justement de la fiabilité de ces trackers. Les trackers sont
en effet la faille principale du système. C’est le point d’entrée. De là, les codeurs ont travaillé sur des
améliorations des trackers, pour renforcer la sécurité des échanges et préserver l’essaim. C’est le but
des multi-trackers. Le même torrent comprenant plusieurs trackers maintient donc plus facilement le
torrent. En cas d’échec d’un tracker à retrouver un pair, un autre tracker, sur un autre réseau, peut
donc venir à la rescousse et assurer le téléchargement. Mais ce protocole pose également des
problèmes, d’un autre ordre.
Mais il existe encore une autre solution ; l’alternative décentralisée. Le principe, c’est de mettre en
place une table de hachage distribuée, ou DHT. Vuze est le premier client BitTorrent à appliquer

cette méthode. Mais le réseau principal a adopté Mainline DHT pour ses principaux clients (uTorrent,
Deluge, KTorrent, BitComet…). Tous ces clients peuvent donc désormais partager les fichiers avec
l’aide de ce fonctionnement DHT. Et depuis sa dernière version, Vuze prend également en charge
Mainline DHT, en plus de sa propre alternative décentralisée. Vuze cumule donc deux protocoles DHT
et accède potentiellement à des essaims encore plus grands.
Enfin, d’autres clients BitTorrent utilisent l’échange de pair (PEX), en direct. Ce système permet de
chercher et de conserver des adresses directes de pairs. En somme, votre client vérifie si le pair avec
qui vous partagez connaît d’autres pairs, et ainsi de suite. Le cumul des trackers, des multi-trackers,
des DHT et du PEX chez la majorité des clients, vous permet donc d’accéder à des essaims vraiment
importants, et facilitent ainsi le téléchargement des fichiers.

Petit point sur la légalité des échanges de fichiers.

Vous le savez, et on ne cesse de nous le répéter, le transfert de fichiers est légal, sauf si ces derniers
sont soumis à des droits d’auteurs. Mais ce sont bien ces derniers qui sont les plus nombreux sur les
plateformes d’échange. Et là, la guerre est ouverte, aussi bien sur la toile que dans la communication.
Toutefois, il existe aussi des cas dans lesquels le partage de fichiers sous droits d’auteurs est permis.
En effet, les détenteurs des droits peuvent tout à fait choisir de publier et de partager gratuitement
tout ou partie d’une ou de plusieurs œuvres. Des licences spécifiques sont même prévues à cet effet.
Creative Commons ou DSB doivent vous dire quelque chose. Autre cas, le domaine public. Et là, tout
dépend de l’état dans lequel l’œuvre a été produite. Les délais ne sont pas les mêmes d’un pays à un
autre. Et si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres tombées dans le domaine public, on vous
conseille d’aller faire un tour sur Gutenberg, qui s’efforce de recenser toutes les œuvres dans le
monde dont le copyright est expiré.
Enfin, certains pays sont plus intelligents que d’autres, et ont inclus dans leurs lois visant à préserver
le droit d’auteur, la possibilité de partager certaines œuvres encore sous droits d’auteurs, pour une
utilisation équitable et ainsi promouvoir l’accès à l’œuvre par et pour tous. Mais ce qui est possible
chez certains est impossible chez nous, les détenteurs des gros sous ayant trop peur de perdre un
peu de leurs fortunes, amassées à gérer et commercialiser le talent des autres…

OMGTorrent : le tracker français par excellence

Omg Torrent

Vous le savez sans doute, l’administrateur du site OMGTorrent a été arrêté et condamné à une lourde sanction en septembre 2016. 8 mois de prison ferme, 4 mois avec sursis et 5 millions d’Euros de dommages et intérêts pour avoir permis à la culture de trouver une place dans des milliers de foyers en France et à l’étranger. Où quand des millionnaires demandent 5 millions d’Euros de réparation à un type vivant avec un RSA et ne s’étant jamais enrichi du partage des fichiers.

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